Mon dernier billet

Trois jours pour la culture

 

Le 18 mars 2026.

Trois jours. Dans trois jours, nous Niçoises et Niçois voterons à nouveau et choisirons un Maire pour les années à venir. Nous choisirons aussi un groupe de femmes et d’hommes qui agiront au côté du nouveau Maire. Nous choisirons un projet pour notre cité.

Si je me suis engagé avec Christian Estrosi, c’est parce que je crois en l’action politique locale : celle qui touche au quotidien de chacun et chacune et celle qui conçoit et construit la ville de demain. Une Nice de demain pour tous.

Ma Nice de demain ne peut ignorer la culture, toutes les cultures et toutes les formes de culture.

Ma Nice de demain doit être une terre de création et de patrimoine.

Ma Nice de demain, c’est une cité porteuse d’une vision claire de ce que les artistes et la municipalité peuvent réaliser ensemble par le dialogue d’abord.

Les institutions d’un côté et les artistes de l’autre, c’est fini. Cette pratique d’un autre temps, que d’aucuns voudraient perpétuer, est révolue.

Basta ! Place à la discussion, au partage d’informations et aux échanges constructifs. Place à la transversalité et à la concertation. Ouvrons les portes et les esprits. Faisons circuler les initiatives. Visons haut, pensons large.

Paroles, paroles ? Non. Vécu, expérimenté, validé. C’est ce mode de fonctionnement qui, au cours des années écoulées et dans mes responsabilités diverses, culturelles, éducatives et patrimoniales, a permis d’établir la confiance. Cette confiance, elle est indispensable à la mise en œuvre du 100% Culture à l’école, à la création du Pôle Théâtre-Arts vivants, au lancement de la Quinzaine des théâtres, au développement de la citoyenneté à l’école, à la promotion du livre et de la lecture auprès des scolaires, au déploiement du service Langue, culture et tradition niçoises, à la modernisation de nos bibliothèques.

Cette confiance est la base de toute structuration et de toute réalisation, parce qu’elle lie des femmes et des hommes animés de la même volonté d’agir pour le bien commun. Les responsables politiques  doivent apporter aux créateurs, artistes et associatifs, l’envie et les moyens d’y croire.

Croire qu’une charte d’engagement partagés peut être élaborée ensemble et signée. Croire qu’une programmation culturelle peut être bâtie collectivement.

Croire que la collectivité peut apporter un réel soutien technique et logistique, un soutien à la communication aussi.

Croire que tous les talents, les jeunes qui ont besoin de grandir comme les confirmés qui ont besoin de se déployer, peuvent s’épanouir sous le soleil niçois et partout en France et dans le monde.

Croire qu’une politique culturelle peut être lisible, réactive et efficiente. Croire que les besoins et attentes seront entendus et que les artistes et associatifs ne se débattront plus à rechercher le bon interlocuteur dans les méandres municipaux.

Ce que moi je sais, c’est que nous avons la volonté de mettre en œuvre un projet inédit dans l’histoire culturelle de Nice – et j’y prendrai volontiers ma part - en partageant idées et moyens, en se parlant, en s’écoutant, en construisant ensemble.

Trois jours.

 

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Démocratie, machine à fabriquer des déceptions ?

Le 12 novembre 2016.

Je ne m’exprimerai pas sur le déjà ancien Président de la République française et possible candidat à une Primaire, ni sur son Premier ministre, potentiel candidat à la même Primaire.

Je ne m’exprimerai pas sur les Primaires à peine achevées d’Europe Ecologie-Les Verts, auxquelles ont peut-être participé des adhérents de l’Union Démocrate Ecologiste.

Je ne m’exprimerai pas sur les prochaines Primaires de ce mois de novembre mettant en présence des candidats Les Républicains et un Démocrate Chrétien, auxquelles prendront aussi part des adhérents et sympathisants de l’Union des Démocrates Indépendants, du Mouvement des Démocrates, et probablement même du Centre National des Indépendants et des Paysans, de Debout la France, du Parti de la France, du Mouvement National Républicain ou du Front National (qui a déjà sa candidate, de toutes façons). A ces Primaires-ci se mêleront peut-être des citoyens de l’autre bord.

Je ne m’exprimerai pas sur les Primaires d’après, en janvier, mettant en présence des candidats du Parti socialiste et du Parti Radical de Gauche peut-être, voire d’autres, (mais pas celui de En Marche, peut-être candidat de toutes façons). A ces Primaires-là se mêleront peut-être des citoyens de l’autre bord.

Je ne m’exprimerai pas sur la non-Primaire qui aurait pu mêler, au sein d’un Front de gauche, le Parti communiste, le Mouvement des progressistes, le Mouvement républicain et citoyen et le Parti de gauche (qui a déjà son candidat, de toutes façons), et qu’aurait pu venir perturber Lutte ouvrière ou le Nouveau parti anticapitaliste.

Je ne m’exprimerai pas sur tous ces ébats stratégiques, d’importance majeure et hautement estimables. Il me paraît plus opportun de relire le fameux De la démocratie en Amérique d’Alexis de Tocqueville, parce que « Quand le passé n'éclaire plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres ».

Je ne m’exprimerai sur rien de tout cela, alors même que l’ancien vainqueur des Primaires des Républicains vient d’être élu Président des Etats-Unis d’Amérique.

J’ai plutôt envie de dire que je crois percevoir un mouvement de fond dans les opinions publiques, fondé sur la souffrance, la peur et le rejet d’analyses dépassées, de vieilles recettes et de ceux qui les incarnent.

J’ai plutôt envie de m’inquiéter de l’état de nos démocraties, dont Erik Orsenna redoute qu’elles soient des machines à fabriquer des déceptions.

J’ai plutôt envie d’évoquer l’accélération du temps politique, la sur-médiatisation et l’abondance de sondages qui orientent à la fois l’action politique et le vote des citoyens.

J’ai plutôt envie de regretter cette tendance qui consiste à désigner des fautifs voire des coupables, lorsque les circonstances exigent des hommes d’Etat, hommes de vocation, hommes de mission et non des Lilliputiens carriéristes.

Malheureusement, comme le constatait déjà Alexis de Tocqueville, nos « grands hommes se passionnent pour les petites choses, quand les grandes viennent à leur manquer ».

Chacun de nous doit prendre sa part, jouer son rôle, s'investir pour ce à quoi il croit : « Les Français comptent toujours, pour se sauver, en un pouvoir qu'ils détestent, mais se sauver par eux-mêmes est la dernière chose à laquelle ils pensent ».

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